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Une composition complexe.

Focus sur les composantes des rouges à lèvres :

Nous ingérons notre rouge à lèvres ?

LE DEFIS DE LA CLEAN BEAUTY

Les recherches scientifiques concernant les éléments contenus dans nos produits de beauté s’additionnent et concluent toutes sur la présence de métaux lourds, de matières synthétiques, de substances issues de la pétrochimie et de produits d’animaux surexploités ou en voie de disparition. La composition des rouges à lèvres se révèle encore plus problématique puisqu’ils peuvent être ingérés et absorbés par les muqueuses. Il est ainsi légitime de se poser les questions suivantes : est-ce que les ingrédients qui constituent votre bâton, en plus de ne pas être éthiques et écologiques, sont nuisibles à votre santé ? Peut-on trouver des alternatives ? Que proposent les marques comme le Rouge Français en matière de clean beauty pour faire face aux défis contemporains du maquillage ?

” Le rouge à lèvres est un produit complexe qui fait l’objet de nombreuses attentes.”

Le Rouge Français

 Le rouge à lèvres : un produit d’une composition exigeante

Malgré son apparente simplicité, le rouge à lèvres est un produit complexe et qui fait l’objet de nombreuses attentes. Sa couleur, bien entendu, est au centre de l’attention. Mais nous cherchons également une texture particulière, brillante ou mate. Ajoutons encore qu’il doit pouvoir se conserver le plus longtemps possible et qu’il n’est pas question que son odeur soit désagréable. Comment les fabricants élaborent-ils ce précieux petit bâtonnet ?

Les cires, les huiles et les beurres

Les corps gras sont les composants principaux des rouges à lèvres. Ils existent sous trois formes : liquide, épaisse ou solide. Leur origine est également diverse et peut être animale, végétale ou synthétique.

La nécessité de ces corps gras réside dans le fait qu’ils donnent de la consistance au rouge à lèvres. Leur mélange permet tout d’abord au bâton de se maintenir, même lorsqu’il fait chaud. Ensuite, malgré sa fermeté, il doit pouvoir être étalé facilement et uniformément. Le nec plus ultra consiste pour les marques à y ajouter un rendu doux et soyeux.

Le dosage des ingrédients, quant à lui, donne le type de texture souhaité. Ainsi, un pourcentage plus important d’huile apporte de la transparence et du brillant ; davantage de beurre donne un aspect mat.

Les colorants

À la variation des peaux et à la fluctuation des modes et des envies doit correspondre une large gamme de coloris. Celle-ci s’étend généralement du rouge bleuté au rouge orangé. Mais contrairement à son nom, le rouge à lèvres peut également prendre des teintes plus insolites comme l’argenté, le doré, le noir, le marron, etc. 

La couleur prend naissance dans différents pigments synthétiques, minéraux, animaux ou végétaux. Les colorants solubles dans l’eau ne sont pas utilisés pour les rouges à lèvres, car ils ne tiennent pas sur la peau. Toutefois, il est possible de rencontrer en supplément, des paillettes et des nacres provenant de minéraux, du plastique, du verre ou fabriquées de manière synthétique. 

Les parfums

Afin de cacher l’odeur des autres constituants, ou pour susciter l’envie d’appliquer le rouge à lèvres, il est commun d’y ajouter des fragrances. Ces dernières sont le résultat d’un mélange entre plusieurs huiles essentielles ou de synthèse. N’oublions pas que le premier stick de rouge à lèvres a été vendu par Guerlain, grand parfumeur, à partir de cire à bougie odorante.

La plupart du temps, les sensations olfactives rappellent les bonbons ou la confiserie comme la violette, la rose ou bien encore la vanille.

Les autres substances

En complément des composants essentiels, les formules de fabrication des rouges à lèvres contiennent des conservateurs et des antioxydants pour empêcher la détérioration du produit en évitant la prolifération des microbes. Il est également possible de trouver des vitamines ou bien encore des anti-UV.

Le cas des baumes à lèvres

Contrairement aux rouges à lèvres, la fonction première des baumes consiste à protéger et à soulager les lèvres plutôt que de les embellir. Leur peau fine qui ne produit pas de sébum est en effet sujette à de nombreuses agressions comme le froid, le vent et la sécheresse. De plus, des boutons de fièvre s’y développent couramment. 

Les baumes à lèvres servent ainsi en premier lieu à créer une couche protectrice sur les lèvres et à conserver leur hydratation. La frontière avec les rouges à lèvres est parfois mince. Ces derniers peuvent associer les aspects esthétique et réparateur : on les appelle alors les rouges de soin. Quant aux baumes, ils peuvent intégrer de légers pigments.

De nombreux ingrédients nocifs

4 kg de rouge à lèvres ingurgités par femme dans une vie

La totalité des éléments que nous venons de citer se retrouve donc sur vos lèvres. Outre le fait qu’une partie du contenu de votre bâtonnet est absorbée par la peau, vous en avalez également en mangeant ou en passant votre langue sur vos lèvres. Nous estimons à environ 30% la matière ingurgitée, ce qui représente en moyenne 4 kg par femme dans une vie. Ainsi, vous pensez peut-être que les composants autorisés dans les rouges à lèvres sont les mêmes que ceux des produits alimentaires ? C’est malheureusement loin d’être le cas. 

Les produits issus de la pétrochimie

Les cires utilisées pour les bâtonnets de rouges à lèvres ou les huiles pour les gloss conventionnels proviennent le plus souvent d’hydrocarbures. Ils se divisent en MOAH (mineral oil aromatic hydrocarbons, ou hydrocarbures d’huiles minérales aromatiques) et en MOSH (mineral oil saturated hydrocarbons ou hydrocarbures d’huiles minérales saturées). C’est le cas des esters gras et de la paraffine. Sur les étiquettes, vous pouvez lire les termes “synthetic wax”, “microcrystalline wax”, “polymer”, “polyethylene”, “paraffin”, “ozokerite”, “mineral oil”, etc. 

Outre la pollution engendrée par les procédés de l’industrie pétrochimique, les ingrédients s’avèrent potentiellement cancérigènes. De plus, ils obstruent les pores, font s’accroître les bactéries, et sont dangereux pour le foie et le système lymphatique.

Les composants chimiques

Les substances synthétiques créées à partir de minéraux ou de métaux sont nombreuses sur les étiquettes de nos cosmétiques, que ce soit pour obtenir une meilleure texture, une bonne conservation, un filtre solaire, un parfum agréable ou une jolie couleur. Or, beaucoup de risques leur incombent comme les réactions allergiques, la perturbation endocrinienne, le cancer, les irritations, etc. Ajoutons que les excédents emportés par les eaux usées s’écoulent dans les fleuves, les rivières et la mer et qu’ils se révèlent toxiques pour les organismes aquatiques.

Nous pouvons citer de manière non exhaustive les nanoparticules d’oxydes de fer, le phosphate de manganèse, l’huile silicone, le paraben, la poudre d’aluminium, le dioxyde de titane, l’oxyde de zinc, le phenoxyethanol, l’oxychlorure de bismuth, les colorants azoïques comme la tartrazine ou bien encore le BHA et le BHT.

Enfin, des métaux lourds comme le plomb, le cadmium ou le manganèse sont détectés dans certains rouges à lèvres. Le problème réside dans le fait qu’ils s’avèrent cancérigènes, nocifs pour les reins ainsi que pour le système nerveux et qu’ils peuvent provoquer des douleurs, de la fatigue ou des vertiges. Les enfants et les femmes enceintes sont plus particulièrement exposés, d’où l’importance d’être attentif aux inscriptions.

Les substances animales

Certaines graisses animales sont présentes dans la préparation des rouges à lèvres. Si la graisse de baleine est désormais interdite, nous pouvons encore rencontrer de l’huile de foie de requin. L’utilisation de cette dernière, appelée squalène, entraîne une surpêche des requins alors que certaines espèces sont menacées d’extinction.

Lorsque les cosmétiques ne comportent pas de substances animales, ils peuvent néanmoins être testés sur les rats, les souris ou les lapins dans certaines chaînes d’approvisionnement, malgré l’interdiction en France et dans l’Union européenne.

Quant aux rouges à lèvres dits naturels, sachez qu’ils ne sont pas exempts de produits animaux ou allergisants. C’est par exemple le cas des sticks contenant de la lanoline qui dérivent des alcools gras du suint de mouton.

La nécessité de la clean beauty

Face à cette énumération, vous vous demandez probablement s’il est possible de trouver un rouge à lèvres non nocif pour votre santé. Les marques qui proposent du maquillage bio naturel, responsable, clean… sont-elles fiables ? 

Les produits de maquillage bio

Les fabricants utilisent de nombreux termes pour vous faire comprendre que votre santé et l’impact écologique de leurs produits sont au centre de leurs préoccupations. Comment connaître le bien-fondé des arguments mis en avant ? Définissons et analysons ces derniers.

Un rouge à lèvres bio signifie qu’il est formé d’éléments naturels, c’est-à-dire peu transformés. De plus, les ingrédients de l’agriculture biologique sont issus de cultures qui ne reçoivent pas de pesticides et d’engrais chimiques. 

Plusieurs labels existent pour certifier l’absence de corps et de procédés toxiques comme Ecocert, Cosmébio ou Nature et Progrès. Certains sont plus restrictifs que d’autres dans le pourcentage de composants naturels ou dans le nombre de ceux à bannir.

Prudence toutefois à l’estampillage “naturel”. Il ne garantit rien s’il n’est pas accompagné du logo d’un label. Certaines marques modifient simplement leurs techniques commerciales pour améliorer leur image en pratiquant le greenwashing. 

En outre, quelques ingrédients peu transformés peuvent tout de même être allergènes. Ils sont alors mentionnés sur l’emballage au-dessus d’un certain seuil. C’est le cas de la lanoline et de plusieurs huiles essentielles. 

Pour vous aider à trouver la perle rare lorsque vous faites vos achats en magasin ou en ligne, des associations comme l’UFC-Que Choisir ou des laboratoires ont créé des applications telles Yuka, QuelCosmetic ou Clean Beauty. Vous avez la possibilité de scanner ou photographier le rouge à lèvres ou son code-barre et de repérer les éventuels principes indésirables.

Les rouges à lèvres véganes et non testés sur les animaux

Biologique ne signifie pas végane ou non testé sur les animaux et réciproquement. Si vous ne souhaitez pas participer à l’expérimentation animale, à leur exploitation à des fins cosmétiques ou les ingérer, vous pouvez vous fier à différents labels.

Le terme “végane” n’est toutefois pas réglementé. Par conséquent, certaines marques peuvent créer leur propre certification sans que les acheteurs sachent vraiment à quoi s’en tenir. Cette appellation peut uniquement vouloir dire que le produit ne contient aucun ingrédient d’origine animale. Cela vaut pour la viande et le poisson, mais aussi pour le lait, le miel ou les œufs, qui procèdent des animaux. Mais il n’exclut pas nécessairement l’expérimentation sur ces derniers. 

Pour être sûr que votre rouge à lèvres ne renferme pas d’extraits d’animaux ou qu’il ne provient pas de pays qui testent systématiquement leurs produits sur les rats, les souris ou les lapins, vous pouvez vous fier aux labels V-label, Vegan Society, Eve Vegan ou Certified Vegan.

Les rouges à lèvres bios et véganes Le Rouge Français

Face aux connaissances scientifiques actuelles concernant les effets des composés des rouges à lèvres sur la santé et sur l’environnement, nous devons agir. C’est la raison pour laquelle Le Rouge Français a mis au point des formules cosmétiques respectueuses du vivant, dans son ensemble.

La révolution du pigment par les plantes tinctoriales

Pour développer des rouges à lèvres vertueux et écoresponsables, cette maison de cosmétique est revenue à la source de la coloration par le biais des pigments végétaux. Si l’industrie du maquillage s’est mise à utiliser des substances chimiques, c’est parce qu’elles permettent une meilleure tenue, une longue conservation, une gamme de couleurs plus large et cela à moindre coût. Le Rouge Français a donc dû mettre en place plusieurs essais afin d’élaborer des formules de qualité.

Les nombreuses et minutieuses recherches de sa fondatrice, ingénieure en biotechnologie, ont rendu possibles la découverte de plantes tinctoriales adaptées, l’extraction de leurs pigments et la stabilisation des teintes. Cette expertise et sa démarche innovante sont reconnues par des dépôts de brevet et par leur distinction au concours Cosm’Ethique 2019 de Cosmebio. De surcroît, la marque possède les labels Écocert, Cosmos Organic, cruelty-free and vegan et Made in France.

Une maîtrise totale de la chaîne de production

Le périple des rouges à lèvres Le Rouge Français commence tout d’abord dans les laboratoires et le centre de recherches qui se situent près de Marseille.

 

La matière première, quant à elle, est issue de récoltes française, européenne et non européenne. Pour obtenir un résultat sain et éthique, la start-up opte exclusivement pour des plantes qui découlent de l’agriculture biologique. De plus, elle privilégie les végétaux endémiques, c’est-à-dire ceux qui poussent spontanément dans leur zone géographique. En effet, ils renforcent le patrimoine génétique d’une région, sont plus résistants et nécessitent ainsi moins de protections contre les maladies ou les insectes. Citons par exemple la garance, le sappan, l’hibiscus ou le rocou.

Si les plantes tinctoriales sont utilisées depuis des millénaires, nous nous servons aujourd’hui de la technologie pour extraire de manière efficace les pigments de chaque plante. En ce qui concerne la fabrication, qui se déroule en Normandie, le Rouge français a uniquement recours aux cires végétales de riz, de candelilla et de carnauba. Leurs rouges à lèvres ne contiennent aucune substance dérivée de ressources prélevées du sol, appelées mica, ni de dioxyde de titane et d’élément chimique toxique de manière générale.

Enfin, ils sélectionnent consciencieusement leurs points de vente en vérifiant leur éthique. N’hésitez ainsi pas à sauter le pas vers le maquillage de demain : bio, naturel, végane et… végétal !

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