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Une nouvelle définition de la couleur.

Les vertus du végétal :

Se maquiller naturellement avec les plantes colorielles

De la couleur avant tout

S’il y a bien un élément sur lequel se concentrent les fabricants en cosmétique, c’est la couleur. Smoky eyes, bouche carmin ou vermillon, styles nude ou pop : il en faut pour tous les goûts et toutes les occasions. Néanmoins, les marques utilisent-elles des moyens sains et respectueux de l’environnement pour obtenir cette large palette de coloris ? Rien n’est moins sûr. Et s’il existait une autre manière de se sublimer en prenant soin de sa peau et de son corps ? Laissons s’exprimer la nature…

“Dans la Chine ancienne, les femmes se noircissaient les sourcils et y ajoutaient des minéraux bleus. Elles déposaient également des extraits de fleurs et de feuilles rouges et bleus sur leurs paupières et leurs lèvres.” 

Le Rouge Français

Le maquillage à travers les siècles

Ou comment s’approprier les couleurs

Un système complexe

Que ce soit pour magnifier vos yeux, votre bouche ou vos mains, les fabricants doivent élaborer un système complexe afin d’extraire la couleur, la conserver, la rendre applicable facilement et enfin la faire durer sur votre peau ou sur vos ongles. À cela s’ajoute une volonté de compléter ces teintes par des reflets ou un rendu particuliers : opaque, brillant, nacré, pailleté, etc. Il existe de nombreuses manières, plus ou moins efficaces et mises au point depuis le début de l’humanité, pour obtenir ces éléments. 

L’élaboration de produits de beauté colorés

Tout d’abord, les exigences du maquillage ne permettent pas l’utilisation de teintures ou de colorants solubles dans l’eau ou dans l’huile comme c’est le cas dans les gels douche ou les crèmes. En effet, ceux-ci ne sont pas assez opaques et couvrants.

C’est la raison pour laquelle les femmes, mais aussi les hommes, ont tiré parti des pigments minéraux, végétaux ou animaux depuis des millénaires. Ils broyaient ou préparaient une décoction à partir de matières premières comme l’ocre, la malachite, la galène, des algues ou bien encore des cochenilles. Puis, ils les mélangeaient à un liant, soit de la résine, de la cire, des huiles ou des graisses, afin que les pigments s’agglutinent et se maintiennent sur la peau ou les ongles. 

Depuis toujours, les produits de beauté colorés sont donc composés au minimum de pigments et de substances graisseuses. Ils peuvent s’accompagner de stabilisateurs, de conservateurs, de filtres UV, de parfums, etc.

L’histoire de la pigmentation cosmétique

Les recherches archéologiques et les archives nous montrent que les pigments ont été employés pour orner le corps depuis la Préhistoire. Les Égyptiens avaient une connaissance très poussée de leur environnement et l’exploitaient pour créer une grande gamme de teintes. Ils s’appliquaient du khôl autour des yeux pour se protéger de la lumière et pour les soigner ainsi que du fard vert et noir. Leurs ongles étaient, quant à eux, colorés au henné. La peau du visage était enfin blanchie au plâtre, à la craie ou au carbonate de plomb et relevée de fard à joues et de rouge à lèvres. 

Dans la Chine ancienne, les femmes se noircissaient les sourcils et y ajoutaient des minéraux bleus. Elles déposaient également des extraits de fleurs et de feuilles rouges et bleus sur leurs paupières et leurs lèvres. 

Les Grecques et les Romaines, dont le visage devait être très pâle, se servaient de poudres minérales pour rehausser leurs paupières. Puis, après un Moyen-Âge austère, le rouge à lèvres carmin eut du succès sur un fond de teint presque blanc.

Au XXe siècle, le développement de l’industrie chimique a permis la création de pigments synthétiques, car les couleurs sont plus vives, plus couvrantes et le procédé est moins onéreux. Ils représentent désormais plus de 95% des colorants des produits de maquillage. L’utilisation des micas, minéraux ou synthétiques, s’est aussi répandue pour donner un aspect opaque, nacré, pailleté ou brillant aux fards ou aux rouges à lèvres. 

Des hydrocarbures 

Et des substances toxiques sur notre peau ?

L’expansion de l’industrie pétrochimique

La démocratisation du maquillage au XXe siècle, l’avènement de l’économie mondiale et l’apparition de grands groupes comme Guerlain avec le premier rouge à lèvres en bâtonnet, Maybelline avec le premier mascara ou bien encore Revlon avec le premier vernis à ongles, nécessitent une production de masse. Deux tendances se dessinent alors : celle dont l’objectif est de proposer au plus grand nombre une large variété de marchandises à prix compétitif et celle qui offre des produits haut de gamme qui racontent une histoire et nous rendent élégantes. Dans l’un et dans l’autre cas, les fabricants s’appuient sur l’expansion de l’industrie pétrochimique et sur l’exploitation minière à grande échelle, tant dans le processus de fabrication, que dans les substances et les contenants.

La prédominance de l’industrie pétrochimique dans l’élaboration des pigments cosmétiques

Pourquoi le lien, à première vue antinomique, est-il si fort entre les industries du maquillage et du pétrole ? Pour commencer, les pigments eux-mêmes peuvent être créés chimiquement en laboratoire à partir d’hydrocarbures : ce procédé est simple et économique. Ensuite, les huiles ou les cires qui favorisent la répartition du pigment et donnent le type de consistance au produit, telles la paraffine, les cires microcristallines ou l’ozokérite, sont des dérivés d’hydrocarbures. De nombreux additifs sont également issus du pétrole, comme l’isododécane pour le maquillage longue durée et waterproof ou le paraben et le phénoxyéthanol pour la conservation. Enfin, le rendu brillant s’obtient généralement grâce à l’huile de paraffine qui est, elle aussi, un résidu du pétrole.

Les pigments synthétiques imitent habituellement les pigments organiques naturels. Ils se composent de molécules complexes avec au moins un atome de carbone. Nous retrouvons les laques qui sont des colorants insolubles. Des produits comme les micas, le quartz ou des pigments minéraux comme l’oxyde de titane y sont ajoutés pour les rendre stables et leur permettre de tenir sur la peau.

Toutefois, ces techniques présentent des inconvénients. Le premier, et non des moindres, concerne la santé. En effet, certaines substances pétrochimiques s’avèrent cancérigènes, perturbent le système hormonal et peuvent provoquer des allergies ou des irritations. De plus, ce sont des matières fossiles qui ne se renouvellent pas. En plus d’être non durable, le processus d’extraction est extrêmement polluant, de même que les rejets occasionnés.

L’ambivalence des pigments naturels minéraux

Au vu des nombreux désagréments et de la prise de conscience des consommateurs vis-à-vis des pigments cosmétiques, les marques proposent de plus en plus d’alternatives naturelles. Parmi celles-ci, les pigments minéraux, appelés également pigments inorganiques.

Il s’agit en effet d’oxydes métalliques présents dans les sols. Ils se révèlent bien couvrants et ne proviennent pas des hydrocarbures. C’est pour cette raison que la plupart des labels cosmétiques biologiques les approuvent. 

Dans l’arsenal des pigments minéraux autorisés, nous rencontrons des oxydes de :

  • Fer pour obtenir des coloris jaunes, rouges, marrons, bleus ou noirs ;
  • Chrome pour les verts ;
  • Titane et zinc pour les blancs.

Cependant, le recours aux pigments minéraux ne s’avère finalement pas une solution exempte de tout défaut. Tout d’abord, ils peuvent contenir des métaux lourds. Non traités, ils enferment des impuretés présentes dans le milieu dans lequel ils ont été extraits. Or, au-delà d’un certain seuil, le plomb, le cadmium, l’arsenic ou bien le mercure sont cancérigènes. Cela peut être d’autant plus dangereux pour les rouges à lèvres, puisque les muqueuses absorbent plus facilement les substances et que le risque d’ingestion est plus élevé.

En ce qui concerne le dioxyde de titane, il est également suspecté d’être cancérigène lorsqu’il prend la forme de nanoparticules. Il est utilisé à la fois comme pigment blanc et comme filtre solaire dans les produits bio. “Naturel” ne signifie donc pas nécessairement sain. 

Le terme “biologique”, quant à lui, concerne les produits issus de l’agriculture biologique. Si l’idée générale s’étend à l’écologie et à l’attention portée aux êtres et à la biodiversité, il s’agit toujours de prendre en compte les problèmes soulevés par les chercheurs et d’éviter les écueils du greenwashing.

Pour remédier à cet état de fait, existe-t-il une vraie alternative aux pigments synthétiques ? C’est ce que le Rouge Français s’attelle à démontrer. 

La révolution colorielle des pigments végétaux

Les pigments organiques végétaux sont habituellement peu exploités en cosmétique, car ils couvrent assez peu et se conservent moins bien. Toutefois, avec les technologies actuelles, ne serait-il pas possible de renforcer la tenue sur la peau des pigments ainsi que de les rendre plus performants ? 

La biotechnologie au service de votre santé et de la nature

Des recherches colorielles ont été menées par L’Oréal concernant les produits capillaires, mais rien n’avait été engagé en cosmétique jusqu’en 2018, date de la création du Rouge Français. Elodie Carpentier, cofondatrice de la marque et ingénieure en biotechnologie a donc décidé de mettre ses connaissances et compétences à profit pour enfin pouvoir offrir à toutes les femmes un maquillage sain et écoresponsable.

Les pigments végétaux possèdent des propriétés colorielles exceptionnelles à côté desquelles il serait en effet dommage de passer :

  • La garance des teinturiers est la vedette des rouges à lèvres du Rouge Français. Il s’agit d’une racine connue depuis l’Antiquité. La France était d’ailleurs un centre majeur de production de cette racine jusqu’au XIXe siècle ;
  • Le roucou produit une couleur jaune-orangée. Il est issu d’un arbuste cultivé en Amérique du Sud que les peuples consomment en boisson et emploient en teinture et vannerie ;
  • Le sappan, un bois rouge brésilien ;
  • Le lotus sacré réputé au Japon et en Corée en tant que teinture et tisane  ;
  • L’hibiscus, ou karkadé hawaïen ;
  • Le lycopène de tomate. Apposé traditionnellement sur le visage par les Hongroises, ce pigment ralentit aussi le vieillissement et est anti-UV ; 
  • La rose de Damas qui teinte habituellement la soie ;
  • Le châtaignier de Corse beige-brun, antioxydant et riche en vitamines ;
  • Le radis rouge : sa couleur intense est parfaite tant pour le maquillage que pour le vernis à ongles ;
  • L’orcanette ;
  • La patate douce ;
  • Le maïs violet ;
  • etc.

Le procédé que la maison de cosmétique Le Rouge Français a mis en place est unique et breveté. Celui-ci a d’ailleurs été récompensé au concours Cosm’Ethique de Cosmebio en 2019. En fonction des plantes, il consiste à broyer ou réaliser des infusions en procédant à une extraction enzymatique, c’est-à-dire sans solvant, avec une transformation minimale.

Quand “couleurs” rime avec “valeurs”

Ainsi, non seulement les végétaux nous parent de leurs couleurs les plus chatoyantes, mais ils apportent également des bienfaits uniques que Le Rouge Français s’applique à vous faire profiter dans le respect de la nature.

Les plantes possèdent en effet des vertus protectrices pour la peau : elles la réparent, l’hydratent et ralentissent son vieillissement. Pour tirer pleinement parti de ces bénéfices, la start-up favorise l’usage du totum de la plante. Cela signifie que les transformations sont limitées pour que les principes actifs continuent d’agir ensemble et de développer tout leur potentiel.

Parce que prendre soin de notre santé passe aussi par la protection de notre environnement en réduisant la pollution, tous les moyens en notre possession doivent être employés pour y parvenir. C’est la philosophie du Rouge Français qui n’utilise pas de substances issues d’hydrocarbures et dont les plantes sont cultivées de manière biologique. 

De plus, la marque travaille à rendre les emballages les plus écologiques possibles avec un tube transparent, rechargeable et biosourcé, c’est-à-dire fabriqué à partir de matières d’origine naturelle. Il n’est en effet pas envisageable de recourir au plastique lorsque l’on connaît les ravages qu’il occasionne dans les océans. C’est pourquoi elle met un point d’orgue à soutenir l’innovation dans ce domaine fondamental.

Ajoutons que seules les plantes françaises et endémiques sont utilisées. En effet, les végétaux qui poussent dans leur milieu d’origine sont plus résistants aux maladies et aux insectes, ce qui évite de les traiter. Prenons pour exemple la garance et l’indigo en Charente-Maritime, le roucou cultivé en Amérique du Sud et au Sri Lanka ou bien le châtaignier de Corse.  

En outre, notons l’attention apportée à la vie et au travail de chacune des populations par le biais de l’éthique du commerce équitable, mais aussi aux animaux. Aucun des produits Le Rouge Français ne contient de graisse, de cire d’abeille, d’insectes comme la cochenille ou de cuir. Les substances graisseuses sont remplacées par des huiles ou cires végétales comme le riz, le candellila et le carnauba. Les fourreaux proviennent quant à eux de résidus agroalimentaires, tels les restes de pommes, qui deviennent grâce à l’expertise du Rouge Français, des pièces luxueuses. De plus, aucun produit n’est testé sur les animaux, comme l’attestent les labels vegan et cruelty free. Pour couronner le tout, le Rouge Français collabore avec des ONG comme Yagas qui plante une mangrove à chaque commande et soutient l’économie locale de Sumatra en Indonésie. 

Bien qu’utilisées depuis des millénaires, les plantes ont encore de nombreux secrets à nous révéler. Les consciences évoluent et les marques comme le Rouge Français l’ont compris. Elles sont à la fois la clé de notre beauté, de notre bien-être et nous rappellent notre lien indéfectible à la nature. 

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